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Deutsche Schule Toulouse, Autorin Rachel Corenblit sitzt vor einer Schulklasse
4 Mai 2026

Des histoires qui rapprochent : Rachel Corenblit invitée à la DST

Peu avant la Journée mondiale du livre, l’autrice Rachel Corenblit est venue à la Deutsche Schule Toulouse. Lors de plusieurs rencontres, elle a échangé avec les élèves autour de ses livres et de ce que signifie, concrètement, écrire une histoire.

Rachel Corenblit écrit pour les enfants, les adolescents et les adultes. Elle travaille également comme enseignante et vit à Colomiers. Cette double expérience a rendu les échanges particulièrement accessibles : pas une autrice « lointaine », mais quelqu’un qui connaît bien le monde scolaire et ses réalités.

Les élèves n’étaient pas arrivés les mains vides. En classe, ils avaient lu les ouvrages, préparé des questions et réfléchi aux personnages, aux thèmes et à la manière dont les récits sont construits. Ce travail en amont, organisé par les enseignantes et enseignants de français, a permis de véritables échanges, au‑delà d’une simple écoute.
Au fil des discussions, on a vu apparaître des approches très différentes de la lecture et de l’écriture. Les plus jeunes prennent plaisir à inventer, à essayer, à écrire sans trop se poser de questions. Les plus âgés, eux, s’intéressent davantage à la construction des textes : comment créer du suspense ? pourquoi utiliser un saut dans le temps ? et pourquoi une histoire ne commence‑t‑elle pas toujours « au début » ?

À propos de ses livres, Rachel Corenblit a expliqué qu’elle écrit à partir de ses personnages, sans plan arrêté.
« Quand je commence à écrire, je ne connais jamais la fin », a‑t‑elle expliqué, montrant que les histoires se construisent peu à peu, en avançant.

Elle a toutefois tenu à corriger l’idée d’une écriture purement spontanée. Un texte ne naît pas en une seule fois : il est relu, retravaillé, discuté, puis encore modifié. La critique en fait partie. Comme elle l’a rappelé aux élèves :
« Être jugé pour son livre fait partie des règles du jeu. »

Au final, cette rencontre a permis de porter un regard réaliste sur l’écriture : un travail exigeant, un processus, et quelque chose qui s’apprend.

Un grand merci à Rachel Corenblit pour sa disponibilité, ainsi qu’aux enseignantes et enseignants de français qui ont préparé les lectures et accompagné les rencontres.